• Tim Burton — La triste fin du petit Enfant Huître et autres

    La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires


             

    Titre : La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires

    Auteur : Tim Burton

    Première parution : 1997

    Édition lue : 10/18 (traduit de l'américain par René Belletto — édition bilingue illustrée par Tim Burton)

    SYNOPSIS

     « Fidèle à son univers d'une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d'enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire.

    Un livre pour les adultes et pour l'enfant qui est en nous. »

     

    Timothy Walter Burton, dit Tim Burton, est un réalisateur, scénariste et producteur américain né le 25 août 1958 à Burbank en Californie. Maître du fantastique influencé par Edgar Allan Poe, excellent conteur et graphiste d'exception, il a notamment signé la mise en scène de Beetlejuice, Batman, Edward aux mains d’argent, Batman : Le Défi, Ed Wood, Sleepy Hollow, Big Fish, Charlie et la Chocolaterie, Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, Alice au pays des merveilles ainsi que Dark Shadows.

    « Hélas, elle se sait prisonnière d'un sort, dont elle ne se sort jamais. En effet, dès qu'on s'approche d'elle, les épingles encore plus profond dans son cœur s'enfoncent. »

    C'est donc une sorte de bonus que j'offre cette semaine : un ouvrage un peu particulier, puisqu'il s'agit d'une édition bilingue et illustrée. Tim Burton, ce cinéaste de génie — dont je vénère la filmographie, soit dit en passant —, est également un poète de talent, ce que l'on a tendance à oublier. Les introductions alambiquées, les récits rimés sombres, les chansons (je pense notamment à L'étrange Noël de M. Jack) proviennent de ce même imaginaire noir et burlesque en même temps, enfantin et, dans le fond, pas tellement... On peut aimer ou détester, mais force est de constater qu'il a beaucoup de talent.

    « L'enfant avec des clous dans les globes oculaires
    monta son arbre en métal,
    lequel avait vraiment un drôle d'air
    puisque l'enfant n'y voyait que dalle. »

    Cette édition, simple et un peu décevante graphiquement (heureusement que les dessins de Burton sont là pour remonter le niveau), m'a totalement indifféré. Je m'intéressais, bien entendu, au contenu et seulement au contenu. Je n'ai pas été déçu. Il y a de grands efforts faits sur la traduction, je pense qu'il faut les saluer, parce que c'est très loin d'être simple de retranscrire avec la même voix, la même puissance, le même style, et surtout les mêmes rimes, les mêmes détails techniques tout en conservant le sens exact. Cela reste tout de même bien meilleur en anglais.

    « Mais sa mémoire, à la première marée, se perdit. »

    Des chutes, des fins macabres, des morales horriblement drolatiques, un florilège de clins d'œil au conte et à la société... Des histoires qui se veulent banales mais qui sortent, quoi qu'on puisse en faire, de l'ordinaire. Certaines sont très courtes, mais délicieusement cyniques. Une flopée d'allusions à son univers, à ses films, à ses pensées, à ses projets, peut-être, qui sait ?... On referme pour ouvrir une nouvelle fois et pour rire honteusement de malheurs qui sont des bonheurs déguisés. On joue avec un tas de sentiments en quelques lignes, et c'est très agréable, reposant, comme lecture, du moins était-ce mon impression.

    « Inopportunément, le père Noël offrit à James un nounours,
    ignorant qu'il avait été lacéré par un grizzli un peu plus tôt dans l'an. »

    C'est frais, c'est dark à souhait sans être lourd ni cliché, c'est Tim Burton en lettres de sang.

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